Un commentaire sur “L’affaire de la Garde Corse du pape (Ed Anima Corsa – 2015)

  1. Bonsoir Monsieur Lamberti,
    je vous remercie pour votre critique. Je pense que bien des auteurs largement plus côtés que moi seraient bien aise d’en recevoir une semblable. J’ai le plaisir de porter à votre connaissance que les deux tiers du stock imprimé de cet ouvrage se sont écoulés en deux mois d’été. Ce qui nous porte à croire, mon éditeur et moi-même, qu’il correspondait à un besoin. Les psychologues nous apprennent que dans chaque famille il existe des non-dits qui perturbent la vie des gens sur plusieurs générations (suis-je le fils réel de mes parents ou un enfant adopté, le petit fils de mon grand-père ou celui d’un occupant, etc…). Je crois qu’il en va de même pour les nations, comme le prouve par exemple le succès jamais démenti des productions sur l’Occupation. Pour moi, le succès de l’ « Affaire de la garde Corse », dont chacun connaissait chez nous l’existence mais pas la réalité historique, est du même ordre. La Corse du XVII ème siècle bénéficiait traditionnellement pour ses hommes d’un débouché économique à la fois valorisant et économiquement non-négligeable dans les Etats Pontificaux. En une seule soirée, tout a été perdu. Qu’avait-il bien pu se passer ? On sait aussi que toute victime a tendance à culpabiliser : « pourquoi moi ? J’ai bien dû faire quelque chose ? ». Cette culpabilité flottait comme une grande ombre sur notre mémoire collective. (Pour preuve, j’ai moi -même écrit ce livre pour savoir, c’est à dire parce que j’aurais eu envie de le lire. Et j’ai parallèlement reçu des demandes de deux personnes qui m’ont demandé des renseignements sur des ancêtres dont elles avaient ainsi retrouvé la trace). Et voici qu’arrive un livre écrit par un gars sorti de nulle part qui apporte l’explication…
    Dans la mesure de mes moyens, je me propose donc de rechercher, pour l’avenir, tous ces non-dits sur lesquels repose l’histoire corse, composante de l’histoire française et européenne. Rendez-vous dans deux ans (au moins !) pour l’année 1958, qui vit le sommet du rapprochement entre la Corse et la France continentale, dans une perspective de défense de l’Empire et de re-fondement de l’Etat, avant une lente dégradation des rapports : si la Corse est un pont en direction de l’Empire, elle devient un cul de sac une fois celui-ci disparu.
    En attendant, veuillez agréer Monsieur, l’expression de mes meilleurs sentiments.
    Marc Piazza.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s